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Recyclage du plastique : la wallonie veut être première de classe européenne

La Wallonie veut jouer un rôle de premier plan dans le recyclage des déchets plastique. Elle ambitionne même de devenir le champion européen en la matière. Six nouvelles installations de traitement seront ainsi inaugurées d’ici 2021.

La problématique des déchets plastique est bien connue. Comme la plupart d’entre eux ne sont pas biodégradables, ils subsistent dans l’environnement sous forme de particules plus ou moins grandes et, parfois, ils aboutissent même dans la chaîne alimentaire.

Rien qu’en Europe, 25 millions de tonnes de déchets plastique sont produites chaque année. Jusqu’il y a peu, ils pouvaient en grande partie être exportés vers la Chine, mais ce pays n’est plus disposé à les accueillir.

L’Europe veut donc trouver une solution à cette montagne de déchets. Elle s’est fixé pour objectif de recycler 30 % des emballages plastique d’ici 2030.

C’est ici que la Wallonie entre en jeu. D’ici 2021, six nouvelles usines devraient traiter les films d’emballage, les bouteilles, les mousses isolantes et les déchets électriques. Suite à un appel à projets du gouvernement wallon, six projets ont finalement été sélectionnés sur les 25 proposés.

Les futures usines ont une capacité de recyclage totale de 156 000 tonnes de déchets plastique par an, qu’ils soient d’origine belge ou étrangère. On estime à 200 000 tonnes le volume de déchets plastique collecté en Belgique par la filière du tri sélectif.
Les initiatives ont un intérêt écologique, mais aussi économique, puisqu’elles créeront à terme 350 nouveaux emplois.

La Flandre et la Wallonie misent sur l’économie circulaire

Les gouvernements flamand et wallon mettent toutes voiles dehors dans la transition vers l'économie circulaire. C'est d'ailleurs la seule solution : si nous voulons sauver la planète, nous devons veiller à ce que les matières premières restent le plus possible dans le circuit économique au lieu de les soutirer chaque fois à la terre.

En Flandre, la transition vers une économie plus circulaire fait partie des sept priorités de « Vision 2050 », le document stratégique qui définit des objectifs transversaux à long terme.

La Société publique flamande pour les déchets (OVAM) a créé la cellule « Vlaanderen Circulair » pour accompagner la transition en soutenant la constitution de partenariats et la propriété partagée. La cellule rassemble aussi les connaissances et confie des missions de recherche ciblée présentant un intérêt pour la politique. Enfin, elle stimule l’innovation et l’entreprenariat dans le domaine de l’économie circulaire.

La Wallonie ne reste pas non plus les bras croisés. Des parlementaires de divers partis ont rédigé, avec la Fondation Roi Baudouin, un rapport soulignant l’importance de l’économie circulaire. D’ici 2030, la transition doit permettre de réduire de 30 % les besoins en matières premières primaires et de moitié les émissions de CO2. En outre, elle peut créer à court terme 36 000 nouveaux emplois, rien qu’en Belgique.

Pour accélérer la transition, les auteurs plaident pour l’institution d’un ministère de l’économie circulaire, la stimulation de l’achat de biens circulaires par les autorités publiques et le rassemblement des divers acteurs concernés par l’entreprenariat circulaire.