Un caisson à tiroirs ? Non, un casier !

Dans les bureaux hybrides contemporains, le partage des espaces de travail s’intensifie toujours plus. Si bien qu’un nombre croissant d’entreprises choisissent de faire disparaître les caissons à tiroirs. Mais Nnof et Transmoove constatent que ce n’est PAS nécessaire. Car ces caissons peuvent être transformés en casiers à serrure.

Avec la généralisation du télétravail, ces caissons individuels perdent de leur importance. Les entreprises n’exigent plus notre présence au quotidien, si bien que le partage des bureaux et du mobilier avec des collègues s’amplifie. Un caisson à tiroirs coûte en moyenne 500 euros, tandis que sa production a un impact non négligeable sur l’environnement. Le jeter aux encombrants serait un véritable péché !

Nnof a donc imaginé une nouvelle fonction qui s’inscrit dans le cadre de travail contemporain : elle transforme un caisson en deux casiers.

Plus écologique et plus économique

Les avantages sont légion. Nous transformons des meubles existants, si bien qu’il ne faut pas prévoir de pièces supplémentaires pour en installer de nouveaux. En outre, chaque caisson accueille deux casiers, ce qui double la capacité des espaces de rangement personnels. Sans oublier qu’un caisson à tiroirs est équipé de roulettes, vous pouvez donc l’emmener facilement jusqu’à votre bureau.

La réduction de l’impact sur l’environnement est énorme. Le tiroir est conservé en entier, ce qui évite toute perte de matériau. Les seules nouveautés sont les serrures, les poignées, les porte-étiquettes et les façades en bois. Précisons tout de même que nous fabriquons ces dernières avec de l’aggloméré récupéré. Mais c’est surtout beaucoup plus économique ! Pour une transformation, il faut compter de 125 à 150 euros par casier, alors qu’un neuf coûte environ 250 euros, soit près du double. Le choix est vite fait, non ?

Plutôt un vélo en leasing qu’une deuxième voiture

Le leasing vélo a le vent en poupe. Près d’un tiers (31 %) des travailleurs bruxellois sont disposés à échanger une familiale contre un vélo en leasing.

Telle est la conclusion d’une enquête demandée par Lease a Bike. À condition bien sûr que l’employeur en offre la possibilité. Et c’est là que le bât blesse. Seuls 10 % des travailleurs se voient proposer cette option. Environ la moitié présume que leur employeur n’est pas du tout ouvert à cette alternative.

Pourtant, un vélo en leasing présente de multiples avantages, notamment une réduction du nombre de voitures en circulation et une amélioration de la santé des travailleurs. D’où vient alors cette résistance ? C’est le prix entre autres qui freine les entreprises. « Mais il est faux de dire que le leasing vélo coûte cher », indique le porte-parole Jaouad Auragh. « Il est possible d’en trouver sans frais de démarrage. Cette solution peut donc être envisagée même par la plus petite des PME. »

Les jeunes démissionnent en masse

Après The Great Resignation aux États-Unis, la vague de démissions arrive chez nous : les jeunes travailleurs sont de plus en plus nombreux à sauter le pas.

Le prestataire de services RH Acerta a analysé les données de 260 000 travailleurs belges et constaté qu’en 2021, ceux-ci démissionnaient plus facilement. Cette tendance s’observe principalement chez les 25-35 ans : les départs dans ce groupe ont augmenté de 44 % par rapport à 2020. Les jeunes sont en quête de flexibilité et d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Aux employeurs de s’adapter. « Les entreprises doivent faire preuve de créativité pour se positionner sur un marché du travail en pénurie de main-d’œuvre », affirme Jackie Klaster (Acerta). Acerta pense qu’elles doivent investir dans des efforts destinés à garder leur personnel plutôt que dans des campagnes de recrutement.

Avec l’explosion du prix des matériaux, la construction se circularise

Le prix des matériaux de construction augmente fortement depuis quelques mois. La demande reste supérieure à l’offre. Dans le même temps, le secteur de la construction recycle davantage et progresse vers la circularité.

Au début de cette année, les matériaux de construction ont bondi de 25 %, comme l’indique une enquête que la Confédération Construction a menée auprès de plus de 400 entreprises de son secteur. Les principales hausses concernent les matériaux d’isolation, du bois et de l’acier. La cause est à chercher du côté du coronavirus. « En novembre 2020, tout le monde s’est soudainement mis à construire ou à rénover », explique Niko Demeester de la Confédération Construction.

« Depuis, nous constatons une augmentation énorme de la demande en matériaux. Aujourd’hui encore, celle-ci reste supérieure à l’offre. » Résultat ? Les entreprises voient les délais d’attente s’allonger et répercutent généralement les hausses sur les clients. Niko Demeester pense qu’il faudra tenir bon encore quelques mois.

Progression de la construction circulaire

La pénurie de matières premières conduit à une prise de conscience au sein du secteur. Les entreprises recyclent davantage et cherchent des méthodes de construction alternatives. La construction circulaire progresse. Deceuninck, un spécialiste des produits en PVC, et l’université de Gand se sont entendus pour mettre sur pied un cycle fermé des matériaux. Car une grande partie du PVC est détruite après usage, alors que ce matériau pourrait parfaitement se voir offrir une deuxième vie.

L’UGent a fourni les technologies nécessaires pour aider Deceuninck à réaliser cette ambition. « Grâce à cette collaboration, nous avons aussi accès à un nouveau matériau », dit-on chez Deceuninck. « Nous ne sommes pas une entreprise qui fait de la recherche, mais nous avons bel et bien besoin de cette technologie. » Ou comment le monde des entreprises en vient à se convaincre de l’intérêt de la circularité.

Impulsion électrique pour l’économie

La demande en métaux pour batteries de voitures électriques augmente. Les réutiliser intelligemment donnerait une impulsion à notre économie.

Un nombre croissant de personnes roulent à l’électricité et cette augmentation pousse à la hausse nos besoins en lithium et en cobalt, des métaux qui entrent dans la composition des batteries pour voitures électriques. Mais que faisons-nous de nos batteries déclassées ? Côté flamand, le Steunpunt Circulaire Economie a préparé un scénario pour l’avenir qui prévoit leur transformation en batteries domestiques par des usines spécifiques.

D’après les chiffres de VITO, cette démarche pourrait générer une valeur économique supplémentaire de 4 milliards d’euros à l’horizon 2030 par comparaison avec un simple recyclage des métaux. Hilde Crevits, ministre flamande de l’Innovation, en est convaincue, elle aussi : « notre économie comme l’environnement en tireront profit ».

Il faudra certainement suivre la nouvelle start-up Watt4Ever qui transforme les anciennes batteries de voitures électriques en systèmes de stockage d’énergie pour des applications industrielles. Cette entreprise a d’ailleurs remporté ce mois-ci un prestigieux prix FEB : le prix belge de l’Environnement et de l’Énergie (comme Nnof en 2018).

La Nnoffensive est lancée : Nouvelle récompense pour nnof

Lors de la remise du Sustainability Professional Award, Anne Lenaerts, directrice de la communication chez Nnof, a décroché une place en finale. Elle devient donc officiellement ambassadrice de la durabilité.

La durabilité gagne en importance dans le monde des entreprises. Rien de plus logique : l’entreprise de demain est par définition durable. C’est dans ce contexte que la Fédération des entreprises de Belgique et l’ASBL Time4Society ont élu pour la septième fois le Sustainability Professional de l’année. Cette récompense est décernée à une voix inspirante du secteur de l’économie qui incarne la durabilité.

Anne Lenaerts a émergé d’un groupe de 300 candidats pour se placer dans le trio de tête. Elle porte désormais le titre de Sustainability Ambassador. Nele Van Damme (Upgrade Estate) et Bruno Van Steenberghe (Kalani-Home) ont quant à eux été élus Sustainability Professionals de l’année.

Le nouveau titre d’Anne ne surprend personne, elle s’investit en effet depuis des années en faveur de la durabilité et de l’économie circulaire. Durant la pandémie, elle a notamment suivi une formation Solvay pour comprendre nos freins face au changement. Elle a ensuite impliqué le plus grand nombre possible de personnes dans le projet pour remporter leur adhésion, c’est ce qu’elle appelle la « Nnoffensive ».

Nous sommes tous « Nnof »

Cette volonté se concrétise notamment dans le contrat-cadre que Nnof a conclu avec le gouvernement flamand. Des villes, des communes et des services publics flamands s’engagent ainsi résolument en faveur de la circularité, ce qui se traduit par 3300 meubles revalorisés. « Les pouvoirs publics montrent ainsi qu’ils prennent au sérieux la pensée circulaire », explique Anne. L’économie et l’écologie avancent main dans la main. « Nnof, c’est une garantie de résilience et de flexibilité. Avec notre projet, nous voulons encourager d’autres entrepreneurs et d’autres clients à s’engager de pied ferme dans la même direction. » Allons-nous tous bientôt commencer à « Nnoffer » ?

Tele_travail

Les PME restent réfractaires au télétravail

Près de deux ans après le déclenchement de la pandémie, deux tiers des entreprises belges – principalement des PME – n’ont toujours pas mis en œuvre une politique concrète en matière de télétravail.

À la demande du prestataire de services RH Tempo-Team, l’experte en motivation du travail Anja Van den Broeck (KU Leuven) a interrogé à ce propos 500 employeurs et 2.500 membres de leur personnel. Sa conclusion ? A peine 32 % des entreprises ont instauré un cadre précis en matière de télétravail. Un dirigeant sur cinq interdit même aux salariés de travailler à la maison, alors que 16 % des travailleurs sont mis sous pression pour venir chaque jour au bureau. Les grandes entreprises sont beaucoup plus avancées que les PME dans ce domaine. Il est pourtant prouvé que les salariés sont plus performants lorsqu’ils peuvent travailler de manière hybride. Ils sont plus motivés et plus en forme lorsqu’ils peuvent combiner souplement télétravail et présence au bureau.

Garder un bon mental grâce aux data

Aujourd’hui, lorsqu’ils prodiguent des soins de santé mentale, les thérapeutes partent de ce que leur disent leurs patients. À l’avenir, la technologie leur permettra de compléter ces informations.

Les montres connectées collectent en un rien de temps des données riches d’enseignements. Ces informations, utiles pour les candidats à un marathon, sont susceptibles aussi de révolutionner les soins de santé mentale. Les données permettent de mieux comprendre les changements de comportement et ainsi d’agir préventivement. Une intervention plus rapide permet d’éviter un éventuel burn-out ou une dépression. L’entreprise BioRICS, une spin-off de la KU Leuven, a développé ainsi un objet connecté qui détecte le stress. « Mon rêve est de pouvoir disposer sur mon ordinateur, dans dix ans, des données de stress du patient lors d’une consultation », déclare Stephan Claes de la KU Leuven dans le journal De Tijd.

Installer une borne de recharge va réduire vos impôts

Le gouvernement veut mettre en place des incitants fiscaux visant à encourager, tant les entreprises que les particuliers, à installer des bornes de recharge électrique. Cap sur une mobilité plus verte !

La Belgique se veut de plus en plus verte, entendez durable. Dès 2023, les voitures de société roulant aux carburants fossiles ne bénéficieront plus d’avantages fiscaux. Et dès 2026, les seules voitures de société autorisées à rouler sur nos routes devront être électriques. Problème : la Belgique compte encore très peu de bornes de recharge. Il faudrait pourtant qu’il en existe suffisamment pour que l’électrification du parc automobile soit un succès. Plus nombreux seront les garages et parkings équipés de bornes de recharge et moins élevée sera la pression exercée sur les stations installées sur la voie publique. Le gouvernement entend donc encourager fiscalement leur installation. La loi, qui doit encore être votée au Parlement, prévoit que ces incitants fiscaux s’appliqueront aux bornes installées depuis le 1er septembre 2021. Cette mesure sera donc rétroactive.

Déductibilité fiscale à 200 %

Les particuliers bénéficient d’une réduction d’impôts de 45 % sur un prix d’achat plafonné à 1.500 euros. Concrètement : si l’installation coûte 2.000 euros, le subside s’élève à 675 euros (45 % de 1.500 euros). Attention, cet avantage fiscal n’est octroyé que si la borne de recharge utilise de l’électricité verte, produite par des panneaux solaires ou un fournisseur d’énergie verte. En 2023, l’incitant sera réduit à 30 % et en 2024 à 15 %. Il disparaîtra après le 31 août 2024.

Les entreprises peuvent déduire fiscalement 200 % du prix d’une borne de recharge. Pour bénéficier de cette mesure, elles doivent cependant permettre au public d’accéder à leurs bornes (moyennant paiement) durant leurs heures d’ouverture ou de fermeture. Ici aussi, l’avantage diminue au fil du temps : dès 2023, la déduction se limitera à 150 %. En clair, le plus tôt sera le mieux.

Tele_Travail_Portugal

Un appel du patron ? Pas après les heures de travail

Au Portugal, les employeurs ne sont plus autorisés à contacter les membres de leur personnel après les heures de travail. Les salariés ont le droit de se « déconnecter » de leurs activités professionnelles.

La nouvelle réglementation est la réponse donnée par le législateur aux nombreuses plaintes de travailleurs portugais déplorant des atteintes plus fréquentes au respect de leur vie privée. La crise du coronavirus a amené en effet de nombreux salariés à travailler chez eux, ce qui a créé chez beaucoup le sentiment de vivre une journée de travail interminable. « L’employeur doit respecter la vie privée du travailleur, ce qui implique des périodes de repos et du temps pour la famille », expliquent les auteurs de la nouvelle législation. Le législateur portugais a prévu par ailleurs l’obligation pour les employeurs de fournir à leur personnel le matériel nécessaire pour mener à bien leurs tâches professionnelles à la maison, mais aussi de rembourser les coûts supplémentaires, comme l’Internet et l’électricité.