Recycler pour réduire ses impôts

Depuis 20 ans déjà, La localité espagnole de La Nucia mise à fond sur la durabilité.

Les habitants qui recyclent leurs déchets au maximum bénéficient d’une réduction d’impôts. À La Nucia, une petite ville de montagne située dans l’arrière-pays de la Costa Blanca en Espagne, on joint les gestes à la parole. Les habitants qui recyclent suffisamment de papier et de carton, de verre et de PMC, peuvent recevoir jusqu’à 30% de réduction sur la taxe communale sur les ordures ménagères. Et ce n’est qu’une mesure parmi d’autres.

Ainsi, les habitants peuvent recharger gratuitement leurs véhicules électriques aux bornes publiques. Même si les voitures ne sont pas les bienvenues dans la vieille ville : le centre est piétonnier. En équipant les bâtiments publics de murs épais, qui stockent la chaleur et garantissent la fraîcheur intérieure, l’air conditionné ne doit être branché que quelques heures. Cette politique a valu à La Nucia de décrocher déjà plusieurs prix d’architecture.

Le mobilhome de l’avenir roule au soleil

Des étudiants néerlandais ont développé le Stella Vita, le premier mobilhome qui roule entièrement à l’énergie solaire.

Le Stella Vita ressemble à un panneau solaire sur roues. La Solar Team de l’Université technique d’Eindhoven a installé pas moins de 17,5 m2 de panneaux solaires sur le mobilhome. Une fois le véhicule mis en mouvement, deux panneaux peuvent se rabattre pour lui assurer une conduite fluide.

Au total, 1.096 cellules photovoltaïques et une batterie de 60 kWh garantissent une autonomie d’au moins 700 kilomètres, ce qui est largement suffisant pour le campeur moyen. Une borne de recharge n’est nécessaire qu’en cas d’absence prolongée du soleil. Pour démontrer l’ingéniosité de leur invention, les étudiants l’ont utilisé pour aller d’Eindhoven à Tarifa dans le sud de l’Espagne.

Voici comment la Belgique deviendra plus verte et plus circulaire

A l’horizon de 2030, les émissions de CO2 doivent baisser de 55% en Belgique, en d’autres termes diminuer de 208 millions de tonnes. Le gouvernement fédéral vient d’y ajouter un effort supplémentaire de 25 millions de tonnes.

Lors d’un conseil des ministres fédéral placé sous le signe du climat, le gouvernement De Croo a élaboré une feuille de route qui concrétise ces grandes ambitions. Des mesures supplémentaires seront mises en œuvre dans de nombreux domaines : finances, économie, transport, énergie et coopération au développement. C’est ainsi équipée que la Belgique s’est rendue à la Conférence sur le climat (COP26) à Glasgow.

Les parcs éoliens au large de la côte belge doivent fournir 4 gigawatts d’électricité verte à l’horizon de 2030. Pour y arriver, il faudra sans doute les étendre. Par ailleurs, la ministre fédérale de l’énergie, Tine Van der Straeten (Groen), plaide pour relier davantage les réseaux électriques belges et étrangers et veut investir plus de moyens dans l’hydrogène et d’autres carburants verts.

Train et vélo

La fiscalité doit également contribuer au verdissement de l’économie. Les subventions accordées aux carburants fossiles doivent s’éteindre progressivement et un fonds écologique doit aider les entreprises à rendre leurs activités plus « vertes ». Les ménages et PME peuvent faire appel à une prime climat, financée par les recettes de la prochaine taxe européenne sur le CO2 émis par le transport et les bâtiments.

La question de la mobilité évolue également à grande vitesse. Le ministre compétent, Georges Gilkinet (Ecolo), va renforcer le trafic ferroviaire et son caractère écologique, mais aussi promouvoir le vélo. Il veillera également à ce que le transport aérien et maritime soit « zéro émission » à l’horizon 2050. Par ailleurs, un plan fédéral centré sur l’économie circulaire a pour ambition de rendre les bâtiments et flottes automobiles plus écologiques.

Matériel de bureau fait de mégots

Bruxelles est en train de gagner la bataille contre les mégots de cigarette. En 2020, la ville a recyclé près d’un million de mégots… qui se voient offrir une nouvelle vie au bureau.

Les mégots de cigarette jetés en rue ne constituent pas moins de 30% des déchets sauvages à Bruxelles. Il leur faut une quinzaine d’années pour se décomposer complètement. Un seul mégot rejeté à la mer (en passant par les égouts) pollue jusqu’à 500 litres d’eau. C’est néfaste pour le milieu marin parce qu’un mégot contient 4.000 composants chimiques. Un crève-cœur pour Bruxelles ! La ville a donc renforcé sa lutte contre les mégots, en gonflant les amendes et en plaçant des cendriers aux feux de signalisation. En 2020, Bruxelles a recyclé ainsi plus de 900.000 mégots.

L’entreprise We Circular les purifie et en fait des composants pour mobilier de bureau, comme des horloges, des sous-mains et des cendriers. Elle ne mégote pas sur le recyclage !

Pleins feux sur le bureau du futur

Les défis climatiques exigent des actions énergiques. Les bureaux doivent être conçus et construits différemment. Une approche circulaire permettrait déjà d’accomplir de grands progrès.

Actuellement, le secteur de la construction est l’un des plus gros consommateurs d’énergie et de matériaux bruts. Dans l’Union européenne, sa part est estimée à 40% des émissions de CO2 et à près d’un tiers des déchets. Au terme de leur cycle de vie, seuls 40% des déchets de construction sont recyclés et réutilisés. Souvent comme matériaux de moindre valeur, par exemple pour les routes.

Au vu des défis climatiques, il faut repenser tout le processus de construction. Adopter une approche circulaire signifierait déjà un progrès considérable. Dans le secteur de la construction, cette transition se traduit notamment par la revalorisation (« upcycling ») des matériaux, une révision de la chaîne logistique et une collaboration holistique entre les investisseurs, architectes et entreprises de construction.

Hausse de la productivité

Les immeubles du bureau doivent également s’inscrire dans cette évolution. La vie au bureau sortira profondément changée de la crise du Covid-19 : elle sera plus flexible, réservera une plus grande place aux nouveaux espaces de collaboration, favorisera de nouveaux modèles économiques, accroîtra l’efficience énergétique et révolutionnera le mobilier.

Les avantages ne se limitent pas d’ailleurs à l’aspect environnemental. Des études ont montré que les matériaux écologiques sont bons pour le bien-être et peuvent accroître la productivité jusqu’à 10 %. Si l’approche circulaire commence seulement à pénétrer l’environnement de travail, elle deviendra la norme dans les dix ans qui viennent.

Lors de cette table ronde, des spécialistes, dont Anne Lenaerts de Nnof, braquent leurs projecteurs sur la construction circulaire en Wallonie et à Bruxelles.

Ce que l’Islande peut nous apprendre sur le travail

Dans le cadre d’une expérience à grande échelle, 2.500 Islandais ont réduit leur temps de travail. Ce qui a accru leur bien-être et diminué l’impact écologique.

Entre 2015 et 2019, plus d’un pour cent de la population active a travaillé 36 heures par semaine et non plus 40. En menant cette étude, l’Association for Sustainability and Democracy voulait mesurer l’impact d’un nombre réduit d’heures de travail sur le bien-être et la productivité des travailleurs. Les résultats de cette expérience ont fait l’objet d’un rapport qui a été publié en juin dernier.

Les personnes étudiées ont ressenti moins de stress et ont fait moins de burnout. Et cela sans que leur productivité en souffre. Cerise sur le gâteau : la diminution des activités a également entraîné une réduction de la fréquence de leurs trajets et de leur consommation d’énergie, et donc de leur empreinte écologique. « Un succès sur toute la ligne », selon les chercheurs.

Teletravail

Télétravail : La nouvelle norme dans les pme

Aujourd’hui, alors que le télétravail n’est plus obligatoire, la plupart des PME continuent à le pratiquer. Il pourrait même devenir la norme dans une forme hybride.

Selon une enquête de SD Worx, quatre PME sur cinq permettent à leurs salariés de travailler au moins partiellement à domicile. Seuls 8% des dirigeants d’entreprise ne l’autorisent pas. SD Worx en conclut que cette forme hybride de travail – partiellement à la maison, partiellement au bureau – n’est pas près de disparaître.

« Ces chiffres confirment qu’il n’existe pas d’approche universelle », souligne Tulay Kasap de SD Worx. « Les entreprises trouvent un équilibre entre le travail au bureau et le télétravail. » Les PME flamandes et bruxelloises sont plus convaincues que leurs homologues wallonnes des mérites du télétravail pour retenir leur personnel talentueux.

Recyclage_ordinateur

Recycler des ordinateurs portables pour le climat

En signant le Circular and Fair ICT-Pact, la Belgique s’est engagée à rendre les smartphones plus durables et plus éthiques. Ce secteur est en effet responsable d’un gros volume d’émissions de CO2.

Lancé par les Pays-Bas, le Circular and Fair ICT-Pact (CFIT) a ensuite été signé par la Belgique, mais aussi par l’Allemagne, la Norvège, le Royaume-Uni, l’Autriche et la Suisse. L’objectif de cet accord de collaboration est de rendre les smartphones et ordinateurs portables plus circulaires, plus durables et plus éthiques. S’il est vrai que la société ne se conçoit plus sans technologie, la production de tous ces appareils n’est pas sans retombées négatives. Le secteur est en effet responsable de 2% des émissions totales de carbone, une part qui ne cesse de croître.

« L’impact sur le climat, la disponibilité des ressources naturelles et l’environnement est réel », explique Zakia Khattabi, la ministre fédérale du Climat (Ecolo) qui a mis sa signature au bas du traité au nom de la Belgique. « En outre, le secteur est dépendant de ressources rares et non renouvelables, ce qui conduit parfois à des violations des droits humains et du travail. » En encourageant en commun la demande du marché à s’orienter vers les ordinateurs portables et smartphones circulaires, les signataires espèrent que leur production intégrera ces préoccupations.

Deuxième, troisième et quatrième vies

Hilde Crevits, ministre flamande de l’économie et de l’Innovation, lance également un appel en faveur du développement du recyclage. « évitez les déchets électroniques », a-t-elle conseillé lors d’une visite à CTG, une entreprise qui, chaque année, offre une nouvelle vie à 180.000 ordinateurs déclassés. Hilde Crevits veut que les particuliers et les entreprises, lorsqu’ils achètent des ordinateurs portables et smartphones, réfléchissent déjà à leurs deuxième, troisième et quatrième vies. « La Flandre est à l’avant-garde du recyclage d’autres matériaux. Nous voulons donc également l’être pour les appareils technologiques. »

eaux usées

Les eaux usées bruxelloises valent de l’or

Des scientifiques ont découvert de l’or et d’autres métaux précieux dans les eaux usées bruxelloises. Ils étudient à présent comment les en extraire à grande échelle.

Le projet Sublimus de l’ULB et de la VUB, qui a été lancé en mars 2019, consiste à détecter des matériaux de grande valeur dans la vase des stations d’épuration d’eau. « Nous constatons que des métaux précieux, tels que l’or, le platine, le cuivre et le nickel, restent présents dans l’eau », souligne le chercheur de l’ULB, Gilles Bruylants. Ils peuvent provenir, par exemple, de minuscules paillettes qui se détachent d’une alliance en or lorsqu’on prend sa douche. Ou encore de vêtements.

Les chercheurs examinent à présent les différentes manières de récupérer ces matériaux à grande échelle. L’extraction au moyen de nanoparticules magnétiques est une possibilité. à terme, ils espèrent sortir des égouts pas moins de dix kilos d’or et un kilo de platine chaque année.

Transmoove

Inspirez-vous de l’expérience des autres

Après la pandémie de coronavirus, vous envisagez peut-être d’aménager vos bureaux autrement, voire de déménager. L’expérience des autres peut vous inspirer.

Depuis 45 ans, Transmoove aide les entreprises et les organisations à mener à bien leur déménagement, mais aussi leurs réparations, leur stockage et la gestion de l’inventaire de leurs meubles de bureau. La durabilité est au cœur de notre démarche.

Soucieuse d’inciter les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises à s’engager dans cette voie, Transmoove postera régulièrement des témoignages, des photos et des vidéos sur Linkedln et Facebook au cours des prochains mois. Ne manquez donc pas de nous suivre sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, Transmoove est prête à vous aider à développer et mettre au point vos idées. N’hésitez pas à nous appeler ou à nous envoyer un e-mail à ce propos.