Adieu à la pollution plastique !

Le Groupe des sept, qui comprend les sept grandes puissances industrielles, a exprimé son ambition de mettre fin à la pollution plastique d’ici 2040.

Le G7 est un forum intergouvernemental auquel participent les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie, le Japon et le Canada. Lors d’une réunion qui s’est tenue au début de l’année au Japon, ces pays ont exprimé leurs intentions dans un communiqué commun : « Nous nous engageons à mettre fin à la pollution plastique, avec l’ambition de réduire à zéro toute pollution plastique supplémentaire d’ici à 2040. » Pour atteindre ces objectifs, les sept pays entendent s’appuyer sur l’économie circulaire et l’abandon des plastiques jetables et non recyclables.

La maison du futur est circulaire

Ces derniers mois, les curieux ont pu découvrir l’intérieur d’une maison témoin construite avec des matériaux circulaires et des techniques écologiques.

Nous pouvons qualifier la maison témoin créée par Kamp C de « maison du futur ». Le toit est isolé à l’aide d’herbe d’accotements, le plan de travail de la cuisine est fait de canneberges, le sol est en jonc et le mur acoustique est fabriqué avec des sacs de café en jute. En concevant cette maison témoin, Kamp C, le centre provincial d’Anvers pour la durabilité et l’innovation dans la construction, veut montrer que la construction circulaire ne se contente pas de préserver l’environnement ; elle peut aussi être belle, fonctionnelle et qualitative. Les agriculteurs peuvent ainsi valoriser les flux résiduels. Cette maison, qui constitue le point de départ d’autres projets, accueille les visiteurs jusqu’à la fin du mois d’octobre.

La logistique écologique à Bruxelles ? C’est logique !

Le « Green Deal » proposé à Bruxelles vise à rendre la logistique urbaine plus durable. Les projets de multimodalité et de vélos cargos devraient mener à une révolution écologique. Cinquante entreprises y participent.

Chaque jour, 16 000 camions et 30 000 camionnettes traversent Bruxelles. Ils approvisionnent notre capitale en marchandises, mais sont également à l’origine d’émissions, de pollution de l’air, d’accidents et d’embouteillages. Le gouvernement bruxellois souhaite changer cette situation. Il a donc lancé le « Green Deal » pour créer une logistique urbaine durable avec cinquante entreprises pionnières, qui cosignent l’accord et promettent d’apporter leur contribution pour rendre le trafic bruxellois plus écologique. « Nous devons rassembler et soutenir tous les acteurs publics et privés qui souhaitent faire de Bruxelles une capitale écologique », déclare Alain Maron, ministre bruxellois de l’Environnement (Écolo). « Nous sommes les partenaires de tous ceux qui veulent agir. »

Vélos cargos et camionnettes électriques

Concrètement, Bruxelles souhaite mettre en place un écosystème logistique intelligent et durable. Le partenariat avec le secteur privé vise à promouvoir la multimodalité, à mettre en relation les acteurs logistiques, à développer l’immobilier logistique local ou les hubs logistiques, mais aussi à optimiser les livraisons. Le plan inclut également l’utilisation de vélos cargos et de véhicules électriques. Outre les ambitions communes, toutes les organisations signataires s’engagent par ailleurs à passer à l’action d’ici 2025. Par exemple, Bruxelles encourage les collaborations entre entreprises pour optimiser les flux de transport. L’objectif final consiste à accélérer la transition du secteur logistique vers une mobilité plus écologique. D’ici 2030, la révolution écologique aura atteint son apogée.

Non aux déchets, oui à la réparation !

L’Europe veut obliger les fabricants à réparer les appareils électriques pour une durée de 10 ans. Le droit à la réparation devrait rendre l’économie plus durable.

Actuellement, seule la période de garantie légale de deux ans s’applique, période durant laquelle les fabricants doivent réparer ou remplacer, gratuitement, un appareil défectueux. La Commission européenne a formulé une proposition visant à étendre cette période pour les ordinateurs, les smartphones et les appareils ménagers à au moins cinq ou dix ans, en fonction de la durée de vie normale du produit. Toutefois, après deux ans, le coût de la réparation sera à la charge du consommateur. Un formulaire obligatoire fournit toutes les informations pratiques sur la réparation, sa durée et son prix. L’Europe espère ainsi que les citoyens choisiront de réparer leur appareil plutôt que de le remplacer.

Transmoove déménage le gouvernement flamand

À partir de 2023, le gouvernement flamand occupera le bâtiment rénové « Belpaire » à Bruxelles, sur le site des anciennes tours WTC. Transmoove se charge du déménagement des autres bâtiments.
Au lieu de démolir les vieilles tours WTC situées sur l’avenue Simon Bolivar, le gouvernement flamand a décidé de les rénover de manière circulaire. Les bâtiments situés à proximité de la gare de Bruxelles-Nord ont été démantelés jusqu’à leur socle en béton, les fenêtres ont été recyclées en bouteilles en verre, les cloisons servent de salles de classe ou de mobilier. Ce sont là de beaux exemples d’urban mining, où les matières premières sont extraites de la ville même. Dans le cadre d’un système d’économie linéaire, les tours WTC auraient généré 280 000 tonnes de déchets, alors que dans un système d’économie circulaire, elles représentent 280 000 tonnes de matières premières.

Le complexe rénové, rebaptisé « Bâtiment Marie-Elisabeth Belpaire », comprend des bureaux, des logements et un hôtel avec des espaces de sport, de loisir, de restauration et de commerce. Il a été conçu comme une construction extrêmement durable, circulaire et multifonctionnelle.

Qualité supérieure

Une toute nouvelle structure centrale relie les deux tours existantes et permet d’aménager 14 étages de bureaux extraordinairement spacieux disposant de vues panoramiques. À partir de 2023, 3 900 fonctionnaires flamands s’installeront dans ces nouveaux bureaux. Transmoove a remporté l’appel d’offres pour vider les sites actuels, entre autres les bâtiments « Ellipsgebouw » et « Graaf de Ferraris », et les déplacer vers le nouveau site. Une mission que Transmoove a pu décrocher grâce à sa réputation sans faille et à la qualité supérieure délivrée chaque jour par nos déménageurs. Les travaux sont prévus de septembre 2023 à fin 2024.

Une nouvelle vie pour les premiers panneaux solaires

Que faire de la première génération de panneaux solaires, qui arrivent peu à peu en fin de vie ? À Lommel, la société Maltha s’est lancée dans leur recyclage.

Les panneaux solaires ont une durée de vie d’environ 30 ans. Autrement dit, la première génération est en train d’être désinstallée. En Europe, cela représente actuellement 13.000 tonnes de panneaux solaires par an. Un chiffre qui passera à 100.000 tonnes en 2025 et à 1,7 million de tonnes en 2030. « Il y a là un énorme potentiel de matières premières à récupérer », indique Wim Merket, Plant Manager chez Maltha. Spécialisée dans le recyclage du verre, l’entreprise effectue depuis un certain temps des tests afin de voir comment réutiliser le verre des panneaux solaires. Ceux-ci contiennent en effet de précieux métaux, comme le silicium et l’argent. Pour l’instant, le recyclage s’effectue encore à petite échelle, mais Maltha entend automatiser sous peu ce processus.

Un diplôme en circularité

La haute école UCLL a délivré les premiers diplômes aux personnes inscrites au post-graduat Circular Lab.
« Les connaissances pratiques dans le domaine de la durabilité sont très recherchées. »

La formation répond à une demande croissante de la part des entreprises. « Celles-ci ont de plus en plus besoin de collaborateurs qui possèdent des connaissances pratiques en matière de durabilité », explique Ann Reulens, la responsable de la formation, dans le quotidien flamand Het Belang van Limburg. La demande en connaissances est énorme : les entreprises souhaitent se durabiliser, mais ignorent comment faire. Car comme souligne Ann Reulens, « les consommateurs, les actionnaires et les pouvoirs publics ont de plus en plus d’exigences ». La transparence gagne elle aussi en importance. La formation attire donc un public diversifié. Les entrepreneurs et les employeurs souhaitent acquérir de nouvelles connaissances et les mettre à profit au sein de leur organisation, tandis que les étudiants veulent avoir un atout supplémentaire à ajouter sur leur CV .

Exportation des déchets plastiques : L’Europe dit stop !

L’UE a bien l’intention d’interdire l’exportation de déchets plastiques. Le Parlement européen a d’ailleurs déjà approuvé un règlement en ce sens. « Cette décision va tout changer », estime Sara Matthieu, députée européenne (Groen).

En 2020, l’Union européenne a expédié 32,7 millions de tonnes de déchets en dehors de ses frontières, dont une quantité impressionnante de plastique. La Belgique figure parmi les plus grands exportateurs de déchets plastiques. L’intention est souvent de les recycler, mais les pays destinataires comme la Turquie manquent de capacités. L’ONG Recycling Netwerk les soupçonne de ne pas recycler le surplus, mais de le brûler ou de le déverser dans des décharges. « Un pays comme la Turquie n’est déjà pas à même de gérer son propre plastique », a souligné Sara Matthieu (Groen) dans le journal flamand Het Nieuwsblad. « En y envoyant nos déchets, nous ne faisons qu’empirer la situation. C’est une catastrophe, tant pour la population que pour l’environnement. »

Un précieux incitant

Sara Matthieu a participé aux négociations organisées au sein du Parlement européen, qui a approuvé le règlement avec une majorité écrasante. C’est à présent au tour des États membres de négocier. L’objectif est d’interdire les exportations vers les pays hors de l’OCDE dans les trois ans, et celles vers les pays de l’OCDE dans les quatre ans. « Cette décision va tout changer », souligne Sara Matthieu. « Elle incite vraiment la production de plastique réutilisable et mieux recyclable, et encourage l’UE à augmenter sa capacité de recyclage à court terme. Nous allons pouvoir évacuer nos propres déchets. »

La portée du règlement dépasse le plastique à lui seul. Le texte restreint aussi l’exportation d’autres déchets vers des pays non membres de l’OCDE. Pour qu’ils puissent y être envoyés, les pays devront en faire eux-mêmes la demande et prouver qu’ils sont capables de les recycler de manière écologique. Des contrôles et des audits devront permettre de s’en assurer.

Au McDo sans déchets

Depuis cette année, les fast-foods français n’utilisent plus d’articles jetables en plastique, carton ou papier. La Belgique suivra-t-elle leur exemple ?

Depuis le début de l’année 2023, les restaurants français d’une capacité de plus de 20 places assises ne sont plus autorisés à fournir des emballages jetables aux clients qui consomment sur place. Ils ont eu trois ans pour passer à de la vaisselle durable. Les frites vendues dans les McDonald’s sont désormais servies dans un ravier en plastique réutilisable. La mesure devrait réduire de 100.000 tonnes la quantité de déchets produits. En Belgique, la ministre fédérale de l’Environnement, Zakia Khattabi (Ecolo), planche sur une loi relative aux plastiques à usage unique. Cette loi, qui pourrait entrer en vigueur en 2024, interdirait les boîtes à hamburgers, les gobelets revêtus d’un film et les couverts en plastique, y compris pour les ventes à emporter.

De nouveaux actionnaires pour l’avenir

Le management de Transmoove et de Nnof acquiert la moitié des parts.
Six managers de Transmoove et Nnof s’engagent financièrement dans l’entreprise et rachètent la moitié des parts à l’ancien propriétaire. Ce management buy-out – ou rachat de l’entreprise par les cadres – a été organisé par son PDG Christophe Pierre, son Directeur financier Christian Klinkemaille, son Service Director Jurgen Sterckx, son Directeur des ventes Kurt Florus, son Directeur opérationnel Mathieu Vanhoucke et sa Directrice de communication Anne Lenaerts.

L’autre moitié des parts a été reprise par Gosselin Group, une entreprise de déménagement anversoise qui emploie plus de 900 travailleurs. Gosselin souhaite apprendre de l’approche de Transmoove et mise sur un partenariat stratégique. Si les deux partenaires s’attendent à ce qu’une synergie émerge de cette alliance, Transmoove poursuivra toutefois ses activités de manière autonome, avec ses propres marques.

L’entrepreneuriat dans le sang

Transmoove, Nnof et Nnofcare forment une même entreprise. En revoyant sa structure actionnariale, la société souhaite accélérer son développement et continuer à jouer un rôle de pionnier. Elle conserve en outre son positionnement unique sur le marché : une combinaison de services dans le domaine de l’aménagement circulaire de bureaux, du déménagement et de la logistique. Christophe Pierre, son PDG, envisage l’avenir avec optimisme. « Nous nous partagerons à présent la responsabilité opérationnelle journalière. C’est une énorme valeur ajoutée. »

Didier Pierre, ancien actionnaire et fondateur, part explorer de nouveaux horizons. Nous lui souhaitons bonne chance !