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Usagées, mais loin d’être inutiles

La start-up bruxelloise Octave offre une nouvelle vie aux batteries usagées des voitures électriques. Comme moyen de stockage de l’énergie verte.

À Zelzate, un prototype témoigne du potentiel de ce nouveau système innovant. Pendant la journée, les vieilles batteries stockent l’énergie verte produite par 55.000 panneaux solaires. Après le coucher du soleil, elles fournissent de l’énergie à la station d’épuration des eaux qui fonctionne jour et nuit.

Selon Octave, le système de batterie est particulièrement utile pour les PME et les entreprises industrielles. « Ce système nous permet d’optimiser la politique énergétique des entreprises », explique la start-up. À terme, augmenter l’autoconsommation et réduire les pics de consommation permet de réduire la facture énergétique. À l’avenir, Octave espère utiliser les batteries recyclées pour des applications mobiles également.

Les travailleurs sont frustrés par des bureaux ne respectant pas l’environnement

Depuis la pandémie, les travailleurs souhaitent avoir un lieu de travail qui soit durable et respectueux de l’environnement. Toutefois, selon une étude néerlandaise commandée par Tork, de nombreux employeurs sont à la traîne en la matière.

Le coronavirus a changé la vision de nombreux travailleurs, qui réfléchissent aujourd’hui davantage à leur impact sur l’environnement et sur ce qu’ils peuvent faire pour le réduire. Ces travailleurs sensibilisés attendent le même engagement de la part de leurs supérieurs. Mais malheureusement, le retour (sporadique ou non) au bureau après la période de télétravail généralisé est source de désillusions.

Ainsi, 43 % des personnes interrogées se disent déçues que leur employeur n’ait pas entamé une transformation durable pendant la pandémie. 56 % qualifient même leur propre bureau de « honteusement non respectueux de l’environnement ». Parmi les éléments et comportements les plus décriés figurent : les robinets laissés ouverts, l’utilisation de voitures de société roulant à l’essence, les gobelets en papier pour le café et l’utilisation de sèche-mains électriques particulièrement énergivores. 71 % des travailleurs ont le sentiment de devoir eux-mêmes prendre des initiatives en faveur de l’environnement.

Changement de comportement

Cependant, les efforts déployés par les employeurs en la matière ne se limitent pas à contribuer à créer un environnement de travail agréable, ils sont aussi souvent décisifs dans le cadre de la « guerre des talents ». Lorsqu’elles cherchent un nouvel emploi, 70 % des personnes interrogées préfèrent postuler auprès d’une entreprise jouissant d’une bonne réputation en matière d’écologie ou mettant en place des actions durables.

« Les employeurs doivent en prendre conscience », indique Ineke van den Bremt, responsable marketing de l’entreprise Essity, spécialisée dans la fabrication de produits d’hygiène. « Ces 18 derniers mois, le comportement des travailleurs a évolué. La durabilité est plus importante que jamais. Des mesures simples, comme améliorer le recyclage et réduire la consommation d’énergie, peuvent déjà faire la différence. Mais seulement si vous impliquez vos collaborateurs. »

Nnof renforce les liens entre les travailleurs chez Alcon

Nnof renforce les liens entre les travailleurs chez Alcon

En aménageant des espaces de travail flexibles dans le projet de nouvelle construction d’Alcon, Nnof parvient à renforcer les liens entre les travailleurs. « Tout le monde prend du plaisir à revenir au bureau. »

En 2019, Alcon, référence mondiale en matière de soins et de chirurgie des yeux, cherchait des bureaux pour ses services administratifs. À l’issue de discussions avec différents partenaires potentiels, le choix s’est finalement porté sur Nnof. Au lieu des 80 postes de travail fixes prévus, Nnof a proposé un concept comprenant 51 postes de travail flexibles. L’aménagement est unique, avec des cabines téléphoniques, des cockpits, des postes de travail individuels, des espaces de réunion munis de confortables coussins, un auditorium multifonctionnel et une terrasse verte qui permet de travailler à l’extérieur. "En plus des deux jours de télétravail que nous avions déjà prévus avant la pandémie, nos collaborateurs aiment se retrouver dans un environnement de bureau agréable. Cela permet de stimuler le sentiment de groupe ", s’amuse Dirk Tierens, d’Alcon.

Vous regrettez vos choix professionnels ? Des solutions existent

Nous croulons sous le travail, regrettons nos choix de carrière et sommes très nombreux à faire un burn-out. Pourtant, la solution à ces problèmes existe : plus de flexibilité.

Une étude menée par l’Antwerp Management School et la Vrije Universiteit Amsterdam s’est penchée sur la satisfaction professionnelle des travailleurs. En moyenne, les travailleurs interrogés attribuent à leur carrière une note de 7,37/10, mais 20 % d’entre eux déclarent n’en être pas du tout satisfaits. Un tiers regrette son parcours professionnel. Selon une étude menée par l’UGent sur le bien-être, une personne sur quatre est submergée de travail et une personne sur six se sent souvent ou toujours épuisée mentalement. Pas étonnant que les Mutualités libres constatent que les travailleurs sont toujours plus nombreux à souffrir de burn-out et de dépression.

Inclusivité et flexibilité

Mais cessons d’être aussi négatifs. Car des solutions existent. Sofie Jacobs, de l’Antwerp Management School, insiste par exemple sur la nécessité de proposer des perspectives d’emploi réalistes. « Un accompagnement adéquat des personnes qui débutent sur le marché de l’emploi peut aider à amortir le choc de la réalité que représente le passage des études au monde du travail. » Elle plaide en faveur de l’inclusion et pour offrir suffisamment d’opportunités à tous. « Afin de n’ignorer aucun groupe de travailleurs sur le marché de l’emploi. »

La santé mentale et le bonheur au travail sont garants d’une carrière durable. La clé ? La flexibilité. Le télétravail, entre autres, peut y contribuer. Selon une enquête de SD Worx, huit travailleurs sur dix estiment que le télétravail améliore l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Peuvent y contribuer également une semaine de quatre jours de travail et le droit à la déconnexion. Mais la flexibilité se manifeste aussi par d’autres moyens, comme par exemple la mobilité interne et des formations pour que le travail reste intéressant et stimulant.

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Les marchés publics : paperasserie ou opportunité en or ?

Beaucoup de PME belges se montrent sceptiques à l’égard des marchés publics. Pourtant, pour Anne Lenaerts, de Nnof, elles ne devraient pas : « Les marchés publics garantissent la stabilité lorsque les temps sont durs. »

Peu d’entrepreneurs connaissent précisément le cadre juridique des marchés publics. Ils craignent que ceux-ci impliquent des montagnes de démarches administratives ou leur prennent beaucoup de temps. Ou ils sont simplement perdus. Les chiffres en témoignent : les PME belges remportent considérablement moins de marchés publics que leurs homologues du reste de l’Europe. Seuls 30 % leur sont attribués, contre 45 % en moyenne dans l’Union européenne. Sur ce point, la Belgique ressort d’ailleurs comme le plus mauvais élève de la classe.

Stabilité

Les autorités offrent pourtant de nombreuses opportunités aux entrepreneurs. Les marchés publics, dont la majorité est attribuée par les autorités locales, représentent pas moins de 14 % du PIB. C’est pourquoi l’organisation patronale UNIZO Vlaams-Brabant & Brussel encourage les entrepreneurs à saisir cette opportunité. Pour les aider à accéder aux marchés, UNIZO organise des séances d’information. Et parallèlement, elle exhorte les autorités locales à être plus accessibles aux PME en utilisant des critères clairs, en simplifiant les procédures et en réduisant la paperasserie.

Anne Lenaerts, Marketing Director de Nnof, n’a pas besoin d’être convaincue du potentiel des marchés publics. Nnof leur doit beaucoup, et plus encore pendant la crise du coronavirus : « De nombreuses entreprises privées ont alors suspendu leurs investissements, alors que les commandes publiques, elles, continuaient d’affluer. Logique : les entreprises publiques sont beaucoup moins sensibles aux crises. En ce sens, les marchés publics offrent plus de stabilité lorsque le climat économique est vulnérable. »

La mixité des âges au travail

Dans les entreprises, une proportion équilibrée de membres du personnel jeunes et âgés a un effet positif sur le bien-être et la productivité.

C’est ce que montre une étude menée par l’Université d’Anvers et l’Antwerp Management School. « Les jeunes et les personnes plus âgées ont des connaissances et des expériences différentes », explique Kim De Meulenaere, professeure de comportement organisationnel et de gestion des ressources humaines. « Les faire travailler ensemble peut générer des synergies ». Résultat : plus de créativité, une prise de décision plus rapide et une innovation améliorée.

À l’inverse, une structure des âges trop uniforme est préjudiciable. La situation est en effet mal vécue, surtout par les travailleurs plus âgés. Mais attention, un simple mélange ne suffit pas. L’inclusion est indispensable. Peu importe l’âge, le sexe ou l’origine ethnique, chacun doit avoir la possibilité de partager ses connaissances.

La Belgique et les Pays-Bas : ensemble pour un avenir circulaire

Belges et Néerlandais unissent leurs forces en faveur des infrastructures durables et de la construction circulaire. C’est l’intention qu’ils ont exprimée en mai lors d’une mission commerciale néerlandaise en Belgique.

Cette mission commerciale a permis des échanges d’expériences entre des villes (dont Amsterdam, Malines et Louvain), des organisations sectorielles (comme la Vlaamse Confederatie Bouw), des entreprises et des instituts de connaissances des deux pays. « La Belgique est notre deuxième partenaire commercial dans le monde », explique Liesje Schreinemacher, ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement. « Le delta de l’Escaut, du Rhin et de la Meuse forme un ensemble intégré. Depuis 400 ans, la Belgique et les Pays-Bas sont les chefs de file de l’innovation économique en Europe, notamment par la construction de ports modernes. Nous entendons également montrer la voie dans le domaine de l’économie circulaire. »

Donner de l’élan à l’économie circulaire

La Belgique et les Pays-Bas veulent miser entièrement sur la circularité d’ici 2050. Objectif : promouvoir un environnement plus propre et moins dépendant des matières premières étrangères. Le secteur de la construction circulaire — qui représente actuellement 130 milliards d’euros par an dans les deux pays — doit contribuer significativement à cette ambition. « Nous allons devoir renforcer encore notre collaboration en Europe », reconnaît Vivianne Heijnen, secrétaire d’État néerlandaise aux Infrastructures.

Elle souligne que de nombreuses infrastructures devront être rénovées ou remplacées dans les années à venir, tant aux Pays-Bas qu’en Belgique. « En lançant des marchés publics circulaires, nous pouvons donner de l’élan à l’économie circulaire », ajoute Mme Heijnen. La circularité de la démolition, de la logistique de retour et des matériaux circulaires et la généralisation des modèles commerciaux circulaires figuraient également à l’ordre du jour de la mission commerciale.

Un caisson à tiroirs ? Non, un casier !

Dans les bureaux hybrides contemporains, le partage des espaces de travail s’intensifie toujours plus. Si bien qu’un nombre croissant d’entreprises choisissent de faire disparaître les caissons à tiroirs. Mais Nnof et Transmoove constatent que ce n’est PAS nécessaire. Car ces caissons peuvent être transformés en casiers à serrure.

Avec la généralisation du télétravail, ces caissons individuels perdent de leur importance. Les entreprises n’exigent plus notre présence au quotidien, si bien que le partage des bureaux et du mobilier avec des collègues s’amplifie. Un caisson à tiroirs coûte en moyenne 500 euros, tandis que sa production a un impact non négligeable sur l’environnement. Le jeter aux encombrants serait un véritable péché !

Nnof a donc imaginé une nouvelle fonction qui s’inscrit dans le cadre de travail contemporain : elle transforme un caisson en deux casiers.

Plus écologique et plus économique

Les avantages sont légion. Nous transformons des meubles existants, si bien qu’il ne faut pas prévoir de pièces supplémentaires pour en installer de nouveaux. En outre, chaque caisson accueille deux casiers, ce qui double la capacité des espaces de rangement personnels. Sans oublier qu’un caisson à tiroirs est équipé de roulettes, vous pouvez donc l’emmener facilement jusqu’à votre bureau.

La réduction de l’impact sur l’environnement est énorme. Le tiroir est conservé en entier, ce qui évite toute perte de matériau. Les seules nouveautés sont les serrures, les poignées, les porte-étiquettes et les façades en bois. Précisons tout de même que nous fabriquons ces dernières avec de l’aggloméré récupéré. Mais c’est surtout beaucoup plus économique ! Pour une transformation, il faut compter de 125 à 150 euros par casier, alors qu’un neuf coûte environ 250 euros, soit près du double. Le choix est vite fait, non ?

La Nnoffensive est lancée : Nouvelle récompense pour nnof

Lors de la remise du Sustainability Professional Award, Anne Lenaerts, directrice de la communication chez Nnof, a décroché une place en finale. Elle devient donc officiellement ambassadrice de la durabilité.

La durabilité gagne en importance dans le monde des entreprises. Rien de plus logique : l’entreprise de demain est par définition durable. C’est dans ce contexte que la Fédération des entreprises de Belgique et l’ASBL Time4Society ont élu pour la septième fois le Sustainability Professional de l’année. Cette récompense est décernée à une voix inspirante du secteur de l’économie qui incarne la durabilité.

Anne Lenaerts a émergé d’un groupe de 300 candidats pour se placer dans le trio de tête. Elle porte désormais le titre de Sustainability Ambassador. Nele Van Damme (Upgrade Estate) et Bruno Van Steenberghe (Kalani-Home) ont quant à eux été élus Sustainability Professionals de l’année.

Le nouveau titre d’Anne ne surprend personne, elle s’investit en effet depuis des années en faveur de la durabilité et de l’économie circulaire. Durant la pandémie, elle a notamment suivi une formation Solvay pour comprendre nos freins face au changement. Elle a ensuite impliqué le plus grand nombre possible de personnes dans le projet pour remporter leur adhésion, c’est ce qu’elle appelle la « Nnoffensive ».

Nous sommes tous « Nnof »

Cette volonté se concrétise notamment dans le contrat-cadre que Nnof a conclu avec le gouvernement flamand. Des villes, des communes et des services publics flamands s’engagent ainsi résolument en faveur de la circularité, ce qui se traduit par 3300 meubles revalorisés. « Les pouvoirs publics montrent ainsi qu’ils prennent au sérieux la pensée circulaire », explique Anne. L’économie et l’écologie avancent main dans la main. « Nnof, c’est une garantie de résilience et de flexibilité. Avec notre projet, nous voulons encourager d’autres entrepreneurs et d’autres clients à s’engager de pied ferme dans la même direction. » Allons-nous tous bientôt commencer à « Nnoffer » ?

Nnof continue à remettre à neuf des meubles de la Région flamande

En novembre 2019, la Région flamande et Nnof concluaient deux contrats-cadres sur la remise à neuf des meubles qui ont fait leur temps. Deux ans plus tard, un de ces contrats a été reconduit.

Les contrats-cadres permettaient à l’ensemble des départements et administrations publiques de la Région flamande – en ce compris, donc les institutions publiques, les villes, les communes et les CPAS – de faire appel à l’expertise de Nnof. Le contrat portant sur les villes et communes expirait en 2021. Mais nous avons à nouveau décroché le nouveau marché. Nous pouvons donc continuer à mener à bien la mission qui nous tient à cœur : donner une seconde vie au mobilier obsolète. Quant au second contrat, il court encore pendant sept ans.

Anne Lenaerts : « À chaque fois, nous examinons les besoins concrets en questionnant les équipes concernées et en analysant leurs souhaits. Ensuite, nous inventorions ce qui est disponible. Puis, nous donnons des idées de remises à neuf et, enfin, nous concevons et aménageons un tout nouvel intérieur. Nous veillons non seulement à y intégrer les besoins fonctionnels et souhaits du client, mais également à ce que le nouvel ameublement soit agréable à regarder. Ce qui exige une bonne dose de créativité. Ainsi, nous avons utilisé des plaques des tours WTC pour construire une tribune assise et avons recyclé des armoires de bureau en vestiaires. L’objectif ultime est toujours d’aboutir à un maximum de circularité. »

Bon pour l’environnement… et le portefeuille

En choisissant à nouveau Nnof, la Flandre confirme son engagement à suivre résolument la voie de l’économie circulaire. Réutiliser les objets qui ont fait leur temps est une exigence portée par une part croissante de la population. Le gouvernement flamand entend accompagner et renforcer cette tendance. La remise à neuf de vieux meubles est bénéfique non seulement pour l’environnement – un gain crucial pour les institutions publiques qui veulent respecter leurs engagements écologiques – mais également en termes financiers. Le budget alloué à certains investissements publics peut en effet être réduit d’un tiers rien qu’en récupérant du matériel obsolète.